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Riz

L’appui du Programme Développement de l’Agriculture (PDA) à la filière riz a démarré, en octobre 2009, avec l’organisation de l’atelier national des acteurs, en collaboration avec le Programme d’Aménagement des Bas-fonds dans le Sud-ouest (PABSO) (Lien rapport). Lors de cet atelier qui a regroupé les acteurs privés et étatiques intervenant dans la filière, deux chaines de valeurs ajoutées ont été retenues, à savoir le riz étuvé et le riz blanc, conditionnés ou non pour les marchés locaux et urbains.
La stratégie d’intervention du PDA s’est bâtie autour des axes stratégiques retenus par les acteurs afin d’atteindre la vision fixée. Il s’agit de :

  • La structuration et le renforcement organisationnel des acteurs : le programme œuvre à la redynamisation du Comité Interprofessionnel du Riz (CIR-B) mis en place en 2001 dans le cadre de la mise œuvre du plan d’action pour la filière riz qui était sous tutelle étatique. Les actions de redynamisation vont dans le sens du renforcement  des capacités organisationnelles et financières de la structure et de ses maillons dans un contexte de gestion inter-promotionnelle et auto-promotionnel de la filière. Cela se traduit par l’opérationnalisation de la stratégie de mobilisation des ressources internes propres et des ressources externes recherchées, ainsi que de l’implication des organisations membres aux réflexions stratégiques de l’interprofession. Pour ce qui concerne les acteurs des zones d’intervention du PDA que sont, l’Est, le Sud-ouest et la Sissili, il est à noter qu’ils sont faiblement représentés dans le CIR-B. Ainsi, la mise en place des points focaux provinciaux et régionaux par le CIR-B rentre dans une stratégie global de structuration de ces acteurs à la base, afin qu’ils adhèrent à l’interprofession. Le CIR-B est aujourd’hui de plus en plus représentatif et a une visibilité auprès des intervenants de la filière. Cela se traduit à travers la planification et le pilotage d’un plan d’actions et de programme d’activités annuels élaborés en concertation avec tous ses maillons et incluant les activités de certains partenaires techniques et financiers. L’interprofession est aussi mieux représentée dans les différentes instances de concertation pour la défense des intérêts de ses membres, que ce soit au niveau de la production, de la transformation et de commercialisation.
  • L’amélioration de la quantité et de la qualité du riz paddy fourni aux unités de transformation et aux étuveuses : A ce niveau, le programme met beaucoup plus l’accent sur les organisations de producteurs dans ses zones d’intervention que  sont la région de l’Est, du Sud-ouest et la province de la Sissili. Ces organisations bénéficient d’actions de renforcement des capacités, que ce soit en culture irriguées ou en culture pluviale, sur la maitrise des techniques d’aménagement et d’entretien des sites rizicoles, de production semencière, de production du riz et sur les aspects post récolte de production. En collaboration avec les autres partenaires, la concertation se fait au sein du CIR-B afin de sensibiliser les acteurs sur le respect des normes nationales de production du riz. A ce titre, le programme a contribué à travers le CIR-B à la mise à disposition de 13 batteuses  polyvalentes et  13 vanneuses à 08 unions de producteurs, 4 bascules de 500kg et 4 humidimètres à 4 unions de producteurs et enfin 32 bâches à 5 unions de producteurs de riz. Malgré une forte augmentation de la production ces dernières années (autour de 250.000 T, plus de 200% d’augmentation par rapport à 2008, année de la crise alimentaire), le Burkina Faso reste déficitaire d’au moins 60%, par rapport au besoin national qui se situe autour de 600.000T de paddy.
  • L’amélioration de la quantité et de la qualité du riz étuvé et du riz blanc mis sur le marché national : Au niveau des zones d’intervention du programme à l’Est et au Sud-ouest, le programme apporte son appui à deux (02) unités de transformation. Il s’agit d’appuyer ces unités dans la sécurisation de leurs approvisionnements auprès des producteurs et d’œuvrer à la formation de ces unités sur les techniques de transformation et de maitrise des équipements. En ce qui concerne le riz étuvé, le programme apporte son appui à la formation des organisations de femmes à l’Est, au sud-ouest et dans la Sissili pour la maitrise des techniques d’étuvage du riz. A travers le CIR-B, le programme a mis à disposition de certains de ses membres du matériel pour l’amélioration de la qualité. Il s’agit de 11 bascules à 6 unités de transformation et de commerçants de riz local, 10 humidimètres à 4 centres d’étuvages et 6 unités de transformation et commerçants, 74 bâches à 4 centres d’étuvages et 4 unités de transformation et commerçants et enfin 35 fours à 4 centres d’étuvage du riz produit au Burkina Faso. Toutes ces initiatives, combinées avec les efforts des autres intervenants dans la filière permet aujourd’hui de disposer de riz blanc et de riz étuvé, conditionnés de bonne qualité pour le marché national. L’un des défis majeur à relever reste l’augmentation des quantités de riz mis sur le marché.
  • La valorisation des espaces irrigués pour la production de riz : Le programme a réalisé au profit de la Direction Régionale de l’Agriculture et de Hydraulique (DRAH) de l’Est, 13 Etudes d’avant projets d’aménagement de bas-fonds, représentant environ 308 ha dans les provinces de la Tapoa, de la Komondjari et du Gourma. Avec l’appui du programme, la DRAH-Est a pu négocier avec le programme FASO, la valorisation de 02 bas-fonds dans la Komondjari. Sur 45 ha étudiés, 30 ont été aménagés et exploités par 170 femmes et hommes pour la production de riz. Les initiatives de recherche de complémentarité avec les autres partenaires intervenants dans la filière à l’Est, initiées et développées par le PDA pour l’aménagement des Bas-fonds étudiés se poursuivent.
  • L’accès à l’information commerciale : En collaboration avec la Direction Générale de la Promotion de l’Economie Rurale (DGPER) du MAH, le programme a contribué à la réalisation d’une étude sur la structure des prix du riz local. Cette étude a été simplifiée, traduite en « français courant », sous l’aspect d'en faire un document de vulgarisation. Le document aborde les couts/bénéfices commerciaux dans la production, la transformation et la commercialisation du riz local. En outre, les circuits commerciaux avec leurs avantages comparatifs y sont exposés. Le livret simplifié est en cours d'être restitué et mis à disposition des différents maillons de la filière.
  • Amélioration de la publicité et de l’image du riz étuvé et du riz blanc mis sur le marché national : la vision de l’atelier national des acteurs en 2009 était de « disposer du riz blanc et étuvé, conditionnés en 1 kg, 2 kg, 5 kg, 25 kg et 50 kg pour les marchés locaux et urbains ». Avec la contribution du programme, en collaboration avec les autres partenaires de la filière, des actions telles que la réalisation de débats télé sur le riz, la participation des acteurs aux foires et rencontres de promotion du riz, combinée avec l’amélioration de la qualité du riz, cette vision se réalise petit à petit. Le riz local est de plus en plus demandé, surtout par les consommateurs des grandes villes telles que Ouagadougou et Bobo-Dioulasso. Ce qui a conduit ces dernières années, à l’ouverture des boutiques de vente de riz local visibles dans ces villes. Le goût et la qualité du riz local sont de plus en plus reconnus par les consommateurs. Des marchés de niche existent et certains restaurants se spécialisent dans l’utilisation du riz local pour leurs clients.
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